Le choix du statut juridique est une étape cruciale de la création d’une entreprise. Il définit le cadre légal dans lequel vous exercerez votre activité ainsi que les régimes social et fiscal ou encore le statut social du dirigeant. Cependant, créer une entreprise seul, plusieurs choix sont disponible. Il est parfois difficile de s’y retrouver entre toutes ces formes juridiques. Cet article fait le point sur les différents statuts pour démarrer une activité seul !

Les différentes formes d’entreprises individuelles

En choisissant de créer une entreprise individuelle, vous aurez le choix entre plusieurs statuts. Il y a d’abord l’entreprise individuelle ou EI, la forme juridique la plus basique d’exercice d’une entreprise sous une forme individuelle. Très simple à mettre en place, elle est idéale pour démarrer un projet seul. En plus il n’existe aucune restriction sur la nature de l’activité professionnelle exercée et l’entrepreneur dispose de tous les pouvoirs pour la gestion de son entreprise.  L’inconvénient est que les biens propres du dirigeant peuvent être liquidés pour couvrir les dettes de l’entreprise en cas de difficulté financière. Puis, la micro-entreprise (ex-auto-entrepreneur) est un régime simplifié de l’entreprise individuelle. Il permet de créer plus facilement une société à but lucratif et de profiter d’avantages au niveau du régime social et fiscal. Enfin, l’entreprise individuelle à responsabilité limitée (EIRL) est un statut à la croisée de l’entreprise individuelle et l’entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée ou EURL. L’intérêt majeur de ce statut est de pouvoir protéger ses biens personnels. Mais il reste soumis à certaines contraintes tel Dépôt annuel des comptes ou encore Actualisation de la liste des biens de l’entrepreneur.

EURL ou SASU : pour l’option création de société

Il est parfaitement possible de créer une entreprise seul, tout en étant dans le cadre d’une société sous deux formes distinctes qui présentent beaucoup de similarités pour le dirigeant d’entreprise, mais des différences dans la gestion courante. Vous pouvez envisager deux formes sociales : l’EURL qui peut s’appréhender comme une SARL à un associé et la  SASU qui est en réalité une SAS à un associé. Ces formes d’exercice de l’activité entrepreneuriale respectent donc les règles générales des sociétés commerciales dont elles sont issues. Elles peuvent être créées sans capital minimum, bien que ce soit rare en pratique. Le statut juridique société permet de disposer d’une personnalité juridique propre et de dissocier le patrimoine personnel du professionnel. Néanmoins, les formalités à effectuer sont plus importantes. Il faudra notamment rédiger des statuts. Par ailleurs, l’une des principales différences entre l’EURL et la SASU est le régime social du dirigeant associé unique de la société. En effet le gérant associé unique d’une EURL est un travailleur non salarié et le président associé unique d’une SASU est un dirigeant assimilé salarié.

Enfin, si vous souhaitez être accompagné dans le choix du statut qui conviendrait à votre entreprise, il est recommandé, au préalable, de rencontrer un professionnel pour faire le point sur votre projet de création d’entreprise et d’être accompagné dans le choix de votre statut juridique.

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